Des nouvelles du front

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Après 9 ans d’existence, l’association Souliers est toujours présente et active. Retour rapide sur son histoire, et état des lieux.

Génèse

En novembre 2007, 7 amis créent l’association, voyant dans le cinéma amateur un redoutable outil pour créer ou entretenir une dynamique collective locale. Après la réalisation de nombreux films "exercices", ainsi qu’un vrai travail en animation testé auprès de nombreux groupes de jeunes sur des terrains collectifs variés, leur motivation est portée par une ultime expérience, en cours à ce moment-là : un film amateur "grands moyens". Le résultat technique devait se confondre avec celui des films d’action grand public américains, mais sans budget ni structure fédératrice, seulement avec l’utilisation des réseaux locaux et en prônant le partage gratuit. Mission réussie (Mac Canaghan II, l’île des ombres).

Rythme de croisière

Depuis sa création, le nombre d’adhérents a tourné autour de 40, porté par cette action et les nombreuses qui ont suivi : les Classes, les soirées "Souliers vous êtes filmés", les concours "amène toi-même ton prix si tu veux gagner quelque chose"...

Contrairement aux attentes de ses initiateurs, l’association a d’avantage fait découvrir la discipline à des non-initiés que glané des cinéastes amateurs déjà férus. Mais la tendance s’inverse en 2013 : après un long travail de réflexion, d’observation et de démarchage, naît le festival "Amateurs-Nés".

Amateurs-Nés


Sa mission était de mettre en exergue la richesse de l’aventure humaine qui naissait d’un projet fait "pour le plaisir", sans ambition professionnelle ; par exemple, lors du concours lié à ce festival, la notion d’équipes remplaçait celle d’individus et les films devaient être accompagnés de making-of. Deux éditions ont ainsi connu un grand succès, réunissant débutants et confirmés.

Sommeil

Paradoxalement à cette vrai réussite, le festival a sonné le glas de l’activité bénévole de l’association. En effet, son organisation reposait essentiellement sur le bénévolat (malgré l’aide précieuse de la commune d’Elven (56) sur le terrain, aucune collectivité ne s’est montrée prête à financer le travail en amont). Or, après deux ans d’enthousiasme et d’intense action, les férus ont rebondi sur les rencontres faites pour se donner d’autant plus à leur propres créations, et les adhérents "historiques" étaient épuisés. Ainsi, en 2014, et au moins jusqu’à maintenant, s’est endormie l’activité bénévole de l’association. Mais pas celle de l’association, et de loin !

Animations et Formations


Parmi les membres de l’équipe des initiateurs du projet, il y avait un chômeur (moi-même) qui, avec le soutien plus que bienvenu de l’équipe, a pu saisir l’opportunité de la naissance de l’association pour créer un poste, destiné à faire vivre les objectifs de Souliers à travers la branche Animations et formations. En août 2009, un contrat de salarié est signé, d’abord aidé, puis entièrement financé par cette activité depuis août 2011.

Cette branche est aussi portée par des animateurs indépendants et voués à la cause : essentiellement Guillaume Negassi, co-fondateur de l’association, mais aussi des salariés et collaborateurs de Canal Ti Zef.

Aujourd’hui

L’association est sous la responsabilité d’un conseil d’administration réduit, mais son activité et ses objectifs continuent d’exister : ma mission de salarié comprend la création et le développement d’outils, la transmission d’information, la mise en relation des réseaux et la gestion de l’association, sur un tiers de mon temps de travail.

Et après ?

Même si son action est en ce moment et dans les faits essentiellement entre mes mains, Souliers reste une idée partagée, ouverte et active. Sans jouer les Madame Soleil, son évolution risque de prendre les chemins d’internet, car le nombre croissant d’abonnés fait entrer par la porte de derrière l’un des projets fondateurs de l’association : devenir un carrefour des amateurs.

Comment participer ?

S’inscrire à la lettre et encourager les amateurs de son entourage à le faire, partager des infos, partager ses créations, proposer des bottes (tutos)... Et certainement mille autres manières qu’il reste à inventer.

Le mercredi 16 novembre 2016, par Rémi Duquenne